Toute la jubilation du magnificat annonciateur de nos tentations est à l'immaculée miséricorde ce que l'allégresse du Saint-Sépulcre est au jugement de nos béatitudes.

Et vice et versa.

samedi 4 septembre 2010

Retour en Rennie, two years later...

Et voilà, je ne retrouve de nouveau en Rennie, installée dans un appartement de grande personne, avec Margaux. Moi qui avait quitté la Rennie célibataire, persuadée de quitter la région au bout de quelques mois et surtout, ne jamais revivre dans cette ville....
Ne jamais dire "Fontaine, je ne boirai pas de ton eau".

Alors bon, après un mois passé à ne penser qu'au déméngement, et comment on va empaqueter les affaires, et qui viendra, et comment on s'organise au niveau du camion et du ménage, bref, après un mois passé à me prendre la tête inutilement, le grand jour est arrivé.
Briochie : Luc, Margaux, Perrine, Jérôme et moi-même pour descendre mes quelques affaires de deux étages. Fastoche. L'ambiance est à la franche camaraderie, aux calembours matinaux et à l'optimisme averti.
Sur la route, Perrine me raconte ses déboires familiaux. 1 mois dans le Ch'nord avec ses anciens potes restés moisir là-bas et famille de tarés, Plus Belle La Vie, à côté, c'est une série pour Disney Chanel....


Rennie : Catoche, la poupinette, Dodo, G. et son homme, mon beauf' nous rejoignent. C'est parti pour s'empiffrer de pain pâté, de bières et de cocas. C'est que tout le monde rit, plaisante, mais au fond, tout le monde pense à la même chose. A cette chose qui plane comme une ombre croissante, prête à venir à bout de ces vaillants déménageurs de l'extrême ; les 4 étages sans ascenceur de Margaux, son vaisselier de 3 tonnes 5, son canapé, sa machine à laver et sa gazinière qu'il faudra descendre de 4 étages sans ascenceur.

Il est temps de partir, et là, mon père, ce sauveur, propose que 3 personnes restent pour déblayer le terrain dans le nouvel appart. Catoche se propose généreusement, rapport à son bras qu'elle peut rien porter. Dodo fait parti de cette élite sur laquelle le doigt de Dieu vient de se poser. Luc (Dieu, pour le coup), termine en me disant d'un ton impérieux que je dois rester aussi puisque je sais où vont les affaires. D'un côté, ça m'arrange (j'ai fait l'expérience d'une dizaine d'AR dans les escaliers quand il a fallu descendre les poubelles de merdes cumulées par Margaux et ne souhaite pas retenter l'expérience) ; de l'autre, je me dis que c'est moyen que je reste me la couler douce à l'appart pendant que mes potes triment dans ces putains d'escaliers à la con. Sur l'insistance pesante et presque suppliante de l'assemblée, je dois rester.



Une demi-heure plus tard, les affaires sont déblayées et nous restons papoter sur le balcon, attendant que les autres, exténués, reviennent de leur périple.
Ils arrivent, les traits tirés, la sueur collant leurs maigres vêtements sur leur peau salie, les yeux emplis d'une souffrance qu'ils n'oublierons jamais. Fort heureusement, la petite équipe restée au nouvel appartement a prévu les ravitaillements et offre une tournée de bières aux courageux déménageurs. Uen lueur d'espoir renait et chacun rentre chez lui, harassé mais satisfait du travail accompli. Fier, peut-être même.

Bon, c'est pas le tout, mais il faut encore nettoyer l'appartement de Margaux (je vous passe les détails, vous en avez suffisamment eu de terribles jusque là ; pas la peine de tomber dans le gore non plus), mon appartement et ses travaux peinture (ne plus JAMAIS mettre de pâte à fixe partout sur des murs blancs) et vider les cartons du nouvel appartement, ranger, trier, parfois jeter, nettoyer. A l'heure qu'il est, la grosse partie est faite mais la chambre d'amis ressemble plus à un cagibi qu'à une chambre d'hôte avec petit chocolat sous l'oreiller...

Autant dire que je déteste les rentrées. Celle-ci en particulier, avec ce énième déménagement, et les sous qu'il faut sortir (caution, premier loyer, honoraires agence), avec la pré-rentrée dans un établissement que je ne connais pas, et les sous qu'il faut sortir (580 euros de frais d'inscription) et avec, bien entendu, toutes les merdes qui vous tombent sur le coin du nez, pas prévues du tout et qui font mal, presque autant que 4 étages sans ascenceur. Je parle bien sûr d'EDF qui me réclame 350euros en plus des 50 euros mensuels payés tout au long de l'année, je parle aussi d'EDF qui nous pompe au bas mot 2heures de forfait pour ouvrir, simplement ouvrir notre nouvelle ligne, je parle aussi de l'IRTS qui me réclame une attestation de vaccins à jour alors que j'ai perdu mon carnet de santé depuis pppfffiiioooouuuu au moins (mais bon, ma douce Catoche l'a retrouvé et ça fait une chose d'arrangée), je parle également de l'IRTS qui me demande la feuille Pôle Emploi qui certifie que non seulement je vais être payée pendant la formation, mais aussi que j'aurais la Sécu des demandeurs d'emploi. Sauf que cette feuille, faut bien que Pôle Emploi me la fournisse. Or, pour l'avoir, cette feuille, il faut que le rectorat m'envoie une feuille (jaune). Après 15 coups de téléphone, j'ai eu enfin la personne qui s'en charge et qui me l'envoie par la poste. Cool. Allo, Pôle Emploi ? J'aimerai un rendez-vous rapidement, pour percevoir mes indemnités assedics et avoir la fameuse feuille que je dois filer à l'IRTS. ... Le 27 septembre, pas avant ?? Bon ben....

Voilà ? C'est chiant à lire hein ? C'est encore plus chiant à vivre. Mais c'est le lot commun de tous, il faut passer par là, c'est vrai. C'est juste que ça fait beaucoup, là.
Bon, le bon côté à l'IRTS, c'est que j'ai rencontré des gens sympas et que je sais que mardi, je ne serai pas toute seule, grosse Rémi sur son banc en cours. J'ai une certaine Manon qui a l'air cool et qui a des chevaux (bon plan week-ends !) avec qui je m'entends bien et à qui j'ai dit (attention, c'est un peu olé olé mais j'ai osé) : "A mardi !".

Je vous poste un article pour vous raconter mes permiers jours à l'RTS, parce que je sens qu'il y aura matière !

3 commentaires:

dodo a dit…

que ce soit clair: lorsque je viendrais dormir chez vs, j'exige avoir une chambre d'hôte, une vraie, avec petit chocolat sous l'oreiller! ;)
tes histoires de papiers ont l'air de s'arranger, et CA c'est chouette comme dirais G.
vivement le prochain article où tu ns raconteras ta rentrée: tes nvx copains, tes profs...comme à la belle époque!

Mel a dit…

Hihi ! J'ai rigolé toute seule parce que j'avais lu : "Manon qui a l'air cool et qui a des cheveux ( bon plan )". Je me disais que tu t'emballais pour pas grand chose ! ^^
Et moi je crois que je rigole pour un rien là..:S Vite des amis ! :D

Princesse Consuela Banana Hamac a dit…

Dodo : t'inquiète, pour la crémaillère, il nous faudra de la place de toute façon, donc on prévoiera même les p'tits choco sous l'oreiller (ou dessus, parce que, alcoolisés, c'est un coup a les faire fondre....)*

Mel : ton com m'a fait rire aussi. Margaux avait aussi lu "cheveux" donc tu sais, ce n'est pas la distance qui te fait péter un plomb !!